COMPORTEMENT DE POPULATIONS GÉOGRAPHIQUES DE HETERODERA SCHACHTII ET H. TRIFOLII, VIS A VIS DE BETTERAVES

C. Porte

Abstract


Une gamme de souches de Heterodera schachtii provenant de régions géographiques différentes a été testée dans le but de révéler l'existence éventuelle de souches virulentes contournant la résistance de betteraves sucrières provenant de Beta procumbens. Sur la variété témoin Betty, quarante jours après l'inoculation de 600 juvéniles, l'effectif moyen des femelles formées par plante varie légèrement selon les populations testées et un faible nombre de plantes portent moins de vingt individus. Sur les lignées résistantes de betterave, et pour la plupart des populations testées, la multiplication est faible et de très nombreuses plantes portent moins de dix femelles. Quelques rares plantes toutefois ne comportent pas la résistance. Ce résultat est conforme à la situation observée dans tous les essais de laboratoire et de plein champ. Pour trois populations par contre, la majorité des betteraves portent en moyenne de onze à vingt femelles par plante. Il semble bien que ces souches comportent des individus plus virulents. De plus, les rares kystes formés apparaissent plus précocement que sur Betty, leur taille est nettement inférieure et ils contiennent un effectif nettement plus réduit de juvéniles par kyste par rapport à Betty. Les lignées de betterave résistantes étudiées assurent une multiplication non négligeable de populations qui diffèrent du point de vue de leur origine géographique ou culturale. Il paraît donc exister d'emblée dans ces populations des individus virulents vis à vis de(s) gène(s) de résistance considéré(s). [Populations of Heterodera schachtii from several countries were tested to assess the possible occurrence of strains capable of breaking resistance in sugar-beet derived from Beta procumbens. Forty days after inoculations with 600 juveniles of 16 populations of H. schachtii and one of H. trifolii, the number of females on the control cultivar Betty ranged from 43 to 110 depending on the population. The number of females that developed on resistant sugar-beet lines was generally low, mostly less than ten per plant. However, with three populations eleven to 20 females per plant were produced. In general, cysts produced on resistant sugar-beet appeared earlier and were smaller than those on cv. Betty. The experimental evidence indicates that some populations of H. schachtii are capable of multiplying on resistant lines of sugar-beet because some virulent individuals overcome resistance.]

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