Évaluation de l’efficacitè et de la durabilitè des rèsistances à Globodera pallida Pa2/3, provenant de Solanum vernei, S. spegazzinii et S. sparsipilum

D. Mugniery, O. Plantard, S. Fournet, E. Grenier, B. Caromel, M-C. Kerlan, D. Picard, D. Ellisseche

Abstract


La culture de génotypes de pomme de terre dont la résistance provient de S. vernei entraîne des réductions de populations de G. pallida Pa2/3 corrélées à leur niveau de résistance. Ces réductions peuvent être de 90% sur sols très infestés. Sur sols très peu infestés, les génotypes les plus résistants stabilisent les populations. La durabilité de la résistance est estimée d’une part par l’étude de l’héritabilité de l’agressivité et de la virulence après croisement entre nématodes virulents et non, d’autre part par l’évolution du pouvoir pathogène après cinq ans de pression de sélection exercée par les génotypes résistants sur des populations naturelles. Les hybrides F1 et F2 de G. pallida n’héritent pas du caractère d’agressivité des parents vis-à-vis de la résistance provenant de S. vernei. Cette résistance pourrait être durable. Les pressions de sélection correspondantes n’entraînent un début de contournement que vis-à-vis des génotypes qui ont comme effet majeur de résistance de masculiniser les nématodes pénétrés. Quand cette résistance a comme premier effet de bloquer le développement des nématodes pénétrés, le contournement n’est pas observé. Vis-à-vis des résistances provenant de S. spegazzinii et de S. sparsipilum, dues à des QTL dominants majeurs, les hybrides F1 du nématode héritent presque complètement du caractère virulent du parent virulent. La durabilité de telles résistances ne pourra être durable que si les populations européennes de G. pallida ne possèdent pas les gènes de virulence correspondants.

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